Diagnostics agraires dans les bassins d'approvisionnement en bois-énergie de Brazzaville et Pointe-Noire
Encadrement pour le CIRAD (PUDT, Congo) de deux diagnostics agraires à Makana 2 (Pool) et Tchingoli (Kouilou) sur les liens entre agriculture, foncier et production de bois-énergie.
Contexte
Dans le cadre du Programme d’utilisation durable des terres (PUDT) de la République du Congo, le CIRAD appuie l’élaboration des schémas directeurs d’approvisionnement en bois-énergie de Brazzaville et de Pointe-Noire, où le charbon de bois reste le premier combustible de cuisson des ménages. La production de bois-énergie étant souvent liée à l’agriculture sur défriche, le CIRAD a souhaité compléter les études de consommation et de filières par des diagnostics agraires dans chacun des deux bassins d’approvisionnement.
Objectifs
- Comprendre les dynamiques agricoles et la diversité des systèmes de culture et de production.
- Analyser les règles foncières et les modes d’accès à la terre et aux arbres.
- Décrire les liens entre agriculture et production de bois-énergie.
- Identifier les freins et les conditions favorables à la restauration forestière et aux plantations à vocation énergétique.
Réalisations Asc
- Conception de la démarche, fondée sur l’agriculture comparée et le diagnostic agraire.
- Encadrement de quatre étudiants de master, deux français et deux congolais, en stage d’avril à septembre 2025, et relecture de leurs mémoires.
- Mission de terrain du 2 au 21 juin 2025 avec le CIRAD : validation du paysage, de l’histoire agraire et de la pré-typologie, entretiens avec des personnes ressources, enquêtes technico-économiques avec les étudiants, terrain exploratoire à Mboukou (district de Hinda).
- Rapport de mission, puis deux notes de synthèse à destination du programme (Makana 2 et Tchingoli).
Résultats
- Sur les deux territoires, la plupart des actifs ne sont pas ayants droit coutumiers : ils louent les parcelles à des familles terriennes souvent installées en ville.
- La production de charbon se découple de l’agriculture : à Tchingoli, elle s’est déplacée vers les plantations industrielles d’eucalyptus, exploitées en dehors de tout cadre en deux ans, puis vers les forêts marécageuses.
- À Makana 2, le manioc est cultivé sur des jachères de plus en plus courtes, qui fournissent de moins en moins de bois.
- Les plantations à vocation énergétique et l’agroforesterie sur les savanes apparaissent comme les options les plus pertinentes, sous réserve de l’accord des familles terriennes.
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